|
Lauréate du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, licence de concert à l’unanimité de l’Ecole normale de musique de Paris, Lydia Jardon est également lauréate de la fondation Cziffra et du concours international Milosz Magin.
Dés lors, elle fait le choix d’aller à la rencontre de la scène et du public. Après avoir joué en France, Allemagne, Autriche, Uruguay, Brésil, Turquie, Cameroun, Gabon, Colombie et dans de nombreux pays d’Europe de l’est, elle interprète le Cinquième concerto de Beethoven au Japon avec l’Orchestre Symphonique de Tokyo au Suntory Hall sous la direction de madame Yuri Nakamura, à Bratislava, le Troisième concerto de Rachmaninov avec l’Orchestre de la Radio Slovaque sous la direction de Jean-Paul Penin et la Rhapsody in Blue au Victoria Hall de Genève avec l’Orchestre de la Suisse Romande dirigé par Arthur Fagen. Début 2009 elle se rend en Arabie Saoudite pour une série de récitals et master classes.

Mais Lydia Jardon ne se contente pas de jouer pour le public. Elle est à l’écoute des musiciens du monde entier lorsqu’ils sont plongés dans les difficultés : en 1998, elle donne un concert à l’Unesco au profit du centre André Malraux de Sarajevo avant de se rendre en Bosnie-Herzégovine. Constatant la désertion des meilleurs professeurs de musique dans de nombreuses villes, elle fait venir à Ouessant deux pianistes, l’un Serbe, l’autre Bosniaque, avant d’organiser des récitals en Bretagne qu’elle donne avec eux. Pour elle en effet, la Musique est le seul pont susceptible de relier les causes les plus improbables au-dessus des fossés creusés par l'arbitraire.
C’est bien d’une artiste passionnée dont il s’agit, n’hésitant pas à interpréter un répertoire original et techniquement exigeant. Son jeu, à la fois précis, souple et profond, enrichi d’une palette sonore très expressive, lui permet d’aborder avec intelligence et personnalité des œuvres bien différentes, et ce, toujours avec une grande force musicale et scénique.
|
  |
 |
|
|
Photos : Alexandra de Léal
|
En septembre 2009 sortira son 9e disque consacré aux Sonates 2, 3 et 4 de Nikolaï Miaskovsky. La presse unanime reconnait depuis longtemps « sa virtuosité sereine, son implication bouleversante, son charisme, et sa fougue communicative ». Elle est devenue un personnage incontournable de la scène musicale internationale.
Fascinée par l’île d’Ouessant (Finistère), elle y organise depuis 1998 une Académie d’été destinée aux professionnels et aux grands amateurs.
« C’est un lieu magique, d’une beauté sauvage, propice au recueillement, au travail et à l’ascèse. L’endroit idéal pour réunir pendant une semaine des musiciens confirmés et soucieux de se perfectionner ».
Depuis août 2001, elle assure la direction artistique du festival aussi exotique qu’original qu’elle a créé : Musiciennes à Ouessant, île dont l’appellation légendaire est « l’île aux femmes ».
Dans le sillage iodé de ce festival, elle crée fin 2001 le premier label discographique féminin AR RÉ-SÉ, « celles-là » en breton. Elle a d’ores et déjà produit le quatuor Psophos, la cantatrice Norah Amsellem, les pianistes Dana Ciocarlie et Elena Filonova, les violonistes Irina Muresanu et Mireille Jardon, le jeune quatuor Ardéo, la compositrice Florentine Mulsant.
Lydia Jardon est régulièrement invitée par les radios et télévisions françaises. France 3 a diffusé en juin 2007 un documentaire de 52 minutes tourné lors de l’édition 2006 de son festival. TF1 en 2006 puis en 2008 rend hommage à son travail dans un reportage retransmis aux journaux télévisés de 13 et 20 heures.
|
|
 |
|
   |
|
|