|
Pianiste, concertiste et pédagogue, Lydia Jardon a obtenu sa Licence d'Enseignement à l'Ecole normale de musique de Paris auprès de Germaine Mounier avant d'entrer au Conservatoire national supérieur de musique de Paris chez Raymond Trouard pour l'étude du piano, chez Jean Hubeau pour la musique de chambre.
« Au sein de ce prestigieux établissement, ce sont les classes parallèles au piano et à la musique de chambre qui m'ont apporté le plus d'épanouissement musical et de chaleur humaine. Grâce à Sylvaine Billier, j'ai développé la technique du déchiffrage pianistique, et Pierre-Max Dubois m'a tout appris sur l'art de l'analyse musicale.
Ces deux artistes m'ont surtout fait découvrir l'importance des relations humaines dans l'âpreté de l'enseignement musical :générosité, don de soi, sens de l'écoute sont les bases de toute progression technique et de toute transmission artistique entre un professeur et son élève. »

Lauréate des prix de piano et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Lydia Jardon est retournée à l'Ecole Normale pour préparer, auprès de Victoria Melki, la Licence de Concert qu'elle a obtenue à l'unanimité.
Suivront, immédiatement après, ses récompenses en tant que lauréate de la Fondation Cziffra et du Concours International Milosz Magin.
Dès lors, Lydia Jardon fait le choix de jouer sur scène, d'aller à la rencontre du public, de développer un répertoire éclectique et d'enseigner l'art du piano et de la musique.
Après de nombreux récitals en France, en Allemagne, en Autriche, en Amérique du Sud (Uruguay, Brésil, Colombie), en Afrique, en Turquie et dans de nombreux pays de l'est , elle a joué en concert au Suntory Hall (Japon) le Cinquième Concerto pour Piano de Beethoven avec l'Orchestre Symphonique de Tokyo sous la direction de Yuri Nakamura, a enregistré en direct, à Bratislava, le Troisième Concerto de Rachmaninov avec l'Orchestre de la Radio slovaque dirigé par Jean-Paul Penin et joué Rhapsody in Blue de Gershwin avec l'Orchestre de la Suisse romande au Victoria Hall sous la direction d'Arthur Fagen.
"Il est des rencontres, dans une vie, qui peuvent soudainement bouleverser notre manière d'appréhender l'instrument, notre écoute intérieure et se révéler être une véritable ouverture au monde et à la musique. Telle fut ma rencontre avec le pianiste turc Huseyin Sermet, auprès de qui j'ai suivi l'Académie d'Eté de Monte-Carlo en 1994."
|
  |
 |
  |
|
|
En juillet 2001, elle est choisie pour le concert douverture du Festival de Newport (USA), ovationnée par le public elle est ré-invitée en 2002.
Mais Lydia Jardon ne se contente pas de jouer pour le public. Elle est à lécoute des pianistes du monde entier lorsquils sont plongés dans les difficultés. Fascinée par lîle dOuessant depuis plusieurs années, elle y organise depuis 1998 une Académie dété destinée aux professionnels et aux grands amateurs. « C’est un lieu magique, d’une beauté sauvage propice au recueillement, au travail, et à l’ascèse. L’endroit idéal pour réunir pendant une semaine des musiciens déjà confirmés et soucieux de se perfectionner. »
En 1998, elle donne un concert à lUNESCO au profit du Centre André Malraux de Sarajevo avant de se rendre en Bosnie. Constatant la désertion des meilleurs professeurs de musique dans de nombreuses villes, elle fait venir à Ouessant deux pianistes, lun Serbe, lautre Bosniaque, avant dorganiser des récitals en Bretagne quelle donne avec eux. Une manière de montrer que la musique est plus forte que la violence.
« Les artistes forment à mes yeux un pont susceptible de relier les causes les plus improbables au dessus des fossés creusés par l’arbitraire. »
C’est bien d’une artiste passionnée dont il s’agit, n’hésitant pas à interpréter un répertoire original et techniquement exigeant. Son jeu, à la fois précis, souple et profond, enrichi d’une palette sonore très expressive, lui permet d’aborder avec intelligence et personnalité des oeuvres bien différentes, et ce toujours avec une grande force musicale et scénique.
Depuis l’été 2001, Lydia Jardon est l’initiatrice et la directrice artistique des premières Rencontres de Musiciennes sur lîle dOuessant, dont lappellation légendaire est "lîle aux femmes".
Fin 2001 elle crée le premier label discographique féminin AR RE-SE, « celles-là » en breton... Elle a d’ores et déjà produit le quatuor Psophos, la cantatrice Norah Amsellem, les pianistes Dana Ciocarlie et Elena Filonova, les violonistes Irina Muresanu et Mireille Jardon, le jeune quatuor Ardéo et la musique de la compositrice Florentine Mulsant.
|
|
 |
|
   |
|
|