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Mireille Jardon, violon
Lydia Jardon, piano
Frank Bridge
Sonate
Benjamin Britten
Suite opus 6
Introduction - Marche
Moto perpetuo
Lullaby
Waltz
Alan Rawsthorne
Sonate (Dediée to Joseph Szigeti)
Adagio Allegro non troppo
Allegretto
Toccata (allegro di bravura)
Epilogue (adagio rapsodico)
Enregistré au Théâtre de Poissy
Novembre 2003
AR 2003-6
 
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Frank Bridge
Sonate
Benjamin Britten
Suite opus 6
Alan Rawsthorne
Sonate
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Dernières nouvelles d'Alsace
7 mai 2004
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Initiatrice, en 2001, et directrice artistiques des premières Rencontres de musiciennes à Ouessant (lîle aux femmes), après y avoir lancé en 1993 une Académie dété destinée aux professionnels et aux grands amateurs, Lydia Jardon est une artiste passionnée et activiste ; elle a même créé son label discographique AR RÉ-SÉ (celles-là en breton).
Au piano aussi, elle en impose. On retrouve sa force de conviction avec ce disque enregistré avec Mireille Jardon au violon (qui appartint à lOrchestre de la Communauté européenne et a intégré lOrchestre philharmonique de Radio-France).
Pas de sentiers trop battus pour ce duo, on sen doute. Les voilà donc affrontant des pages venues dOutre-Manche avec des sonates de Frank Bridge et dAlan Rawsthorne et et une Suite de Benjamin Britten. Avec une conviction très affirmée, une fougue accrochante.
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La Croix
Juin 2004
Jean-Luc Macia
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Des Jardon à l'anglaise
La pianiste Lydia Jardon a su faire connaître sa virtuosité sereine, notamment grâce aux nombreux disques qu'elle a gravés pour son propre label. Avec sa soeur Mireille, moins connue, elle forme un duo violon-piano de bon niveau, qui a retenu notre attention avant tout par programme original et très anglais. Une suite de Benjamin Britten aux ambiances très descriptives, une sonate de son maître Frank Bridge, marquée par des élans post-romantiques, et une autre signée d'Alan Rawsthorne (1905-1971), bien oublié de ce côté de la Manche mais doté d'une écriture classique et parfumée des plus séduisantes. En tout cas, en sortant des sentiers battus, les soeurs Jardon montrent qu'elles s'acclimatent parfaitement aux brumes et aux clairs-obscurs britanniques tout en déployant, l'une des traits vibrionnants à l'archet, l'autre une solide tapisserie pianistique. À découvrir.
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Le Monde de la musique
Avril 2004
John Tyler Tuttle
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Voilà un programme rare, et inattendu de la part d'artistes françaises. Dès les premières mesures de la Sonate de Bridge, l'auditeur comprend qu'il n'a pas affaire à un disque tiède. Bridge compose son unique Sonate pour violon et piano en 1932, en pleine maturité et après celle pour piano seul qui avait marqué un tournant dans son écriture. En un seul mouvement, cette sonate est d'une modernité audacieuse dans l'Angleterre d'alors et n'a pas pris une ride. Dédiée à la grande mécène américaine Elizabeth Sprague Coolidge, commanditaire de plusieurs oeuvres de Bridge (et du Concerto "Dumborton Oaks" de Stravinsky), elle s'impose par un style virtuose.
Elève de Bridge, Britten compose sa Suite en 1934-1935 à Vienne. Elle fournit une démonstration supplémentaire, après la Sinfonietta op. 1 et la Simple Symphony op 4, de la maîtrise du jeune compositeur dans l'écriture pour instruments à cordes. Les climats variés, avec un clin d'oeil à L'Histoire du soldat, expriment bien l'exubérance du jeune compositeur et sa confiance en ses dons.
Alan Rawsthorne, le moins connu des trois auteurs, s' est essayé à presque tous les genres, sauf l'opéra. De facture classique, sa Sonate pour violon (1959) est dédiée à Josef Szigeti. En quatre mouvements, elle affiche l'élégance habituelle du compositeur.
En parfaite harmonie, les soeurs Jardon nous offrent un disque irrésistible...
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Diapason
Mai 2004
Michel Fleury |
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Soeurs jumelles ou soeurs siamoises ? On se le demande, tant Mireille et Lydia Jardon semblent se fondre en un seul musicien. Pour cette incursion outre-Manche, tournant le dos au pastoralisme "bouse-de-vache" à la Vaughan Williams, elles ont choisi trois oeuvres d'accès difficile, allusives, dont les implications informulées ont autant d'importance que le texte. La clarté et le naturel de leur approche confèrent à ces pages une transparence qui les rendront évidentes aux plus réfractaires.
La Sonate de Bridge est l'un des sommets de sa dernière période, "moderniste" ; l'héritage impressionniste y est imbriqué avec les tendances chromatiques expressionnistes. Les interprètes savent réconcilier ces antagonismes et parviennent à une pureté de style et à un,équilibre de construction idéalement adaptés aux intentions de l'auteur. Lydia délivre les sonorités cristallines du piano, détimbrées dans l'aigu avec une retenue qui en accentue le mystère et l'irréelle poésie. Le Scherzo est un moment de virtuosité périlleuse et déliée, dont le contrôle préserve l'onirisme. Contrairement l'expressionnisme un peu outré de Lorraine McAslan et John Blakely (Continuum, 1991), les soeurs Jardon jouent la carte du classicisme. Une autre conception, et bien défendue, du raffinement et de l'élégance du dernier Bridge.
Plus "légère", la Suite de Britten est éblouissante d'esprit, d'entrain, de narquoises facéties. Contrastes incisifs, à propos des accélérations, délicatesse du timbre font le prix de cette lecture sophistiquée. Rawthorne appelle plus de réserves : du moins la parfaite synchronisation rend-elle justice au dialogue linéaire un peu formel des voix. Rompant intelligemment avec la routine, les soeurs dispensent un brio, un "chic" et une poésie qui rallieront les plus opiniâtres ennemis de la perfide Albion.
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Piano Magazine
Mars-Avril 2005
Robert Harmon
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Nous connaissions depuis Iongtemps la remarquable pianiste que n'a jamais cessé d'être Lydia Jardon. La voici de retour, cette fois-ci avec sa propre soeur (violoniste) dans un programme passionnant, excellemment conçu et interprété, couplant avec bonheur la trop rare Sonate pour violon et piano de Bridge (1879-1941) à la non moins méconnue - et non moins intéressante - Suite opus 6 de Benjamin Britten (1913-1976), puis la Sonate d'Alan Rawsthorne (1905-1971), dédiée au grand violoniste Joseph Szigeti. Par la profondeur sonore de deux interprètes qui semblent toujours chanter d'une seule et même voix elles ne sont pas soeurs pour rien par la profondeur (parfois douloureuse) d'un jeu d'une expressivité à fleur de peau et sans concessions, par l'élégance et le galbe des phrasés, mais également par l'investissement personnel et émotionnel - considérables - des deux musiciennes, ce disque rare doit être regardé comme une absolue référence en la matière et se doit d'être connu de tous les amateurs de la grande musique anglaise du vingtième siècle : en effet, peu de duos ont su à un tel degré exprimer les émotions étreignantes de la Sonate de Bridge - pour ne citer que cela. Loin, très loin de la froideur académique et absolument "coincée" que trop de chambristes se croient obligés d'adopter face à des partitions beaucoup plus émotionnelle (voire même impudique) qu'on ne veut bien l'admettre généralement - serait-ce parce que Bridge était Anglais - les soeurs Jardon vont droit à l'esprit et au coeur de ces pages dont elles fouillent passionnément chaque détail, chaque recoin. De plus, la cohérence du couplage rapprochant trois compositeurs anglais de la même époque, certes différents, mais d'une commune sensibilité et utilisant un langage finalement pas très éloigné les uns des autres, ne fait qu'accroître encore davantage l'intérêt d'un disque de tout premier plan.
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