Scriabin Etudes
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Lydia Jardon, piano

Alexander Scriabin
Complete Etudes

Etude, opus 2 n°1

12 Etudes, opus 8
n°1, Allegro
n°2, A capriccio, con forza
n°3, Tempestoso
n°4, Piacevole
n°5, Brioso
n°6, Con grazia
n°7, Presto tenebroso, agitato
n°8, Lento (Tempo rubato)
n°9, Alla ballata
n°10, Allegro
n°11, Andante cantabile
n°12, Patetico

8 Etudes, opus 42
n°1, Presto
n°2,
n°3, Prestissimo
n°4, Andante2
n°5, Affanato
n°6, Esaltato
n°7, Agitato
n°8, Allegro

Etude, opus 49 n°1

Etude, opus 56 n°4

Etudes, opus 65

n°1, Allegro fantastico
n°2, Allegretto
n°3, Molto vivace

Durée totale : 48’25

Production, Ingénieur du son :
Jean-Marc Laisné.
Technicien : Albert Diringer.
Piano : Bösendorfer.
Enregistré à Charrat Muses, Suisse,
19-20 décembre 2005.
Livret : André Lischke.

AR RE-SE 2006-1

Alexander Scriabin
Complete Etudes

AR RE-SE 2006-1

Le Nouvel Observateur
20 avril 2006
Jacques Drillon

Comme tous les artistes, Lydia Jardon est une spécialiste des superpositions les plus délicates. Avec Scriabine, comme naguère avec le Debussy de "La Mer" (au piano solo !), elle est chez elle : empilement de timbres, de couleurs, de rythmes, d'expressions. Sa fougue, sa souplesse, son emportement et sa technique d'enfer trouvent dans ces pièces toujours un peu fiévreuses et malades un terrain d'élection. Comment peut-on être aussi volcanique et aussi contrôlé ? Et dans ces épanchements brûlants, garder le poignet aussi libre ? Mystère... (Ar re-sé/Codaex)

Le Monde de la Musique
Mai 2006
Jacques Amblard

On sera convaincu de l'investissement exceptionnel de la ligne, ici, dès la première mesure de l'Opus 2 n°1. Lydia lardon a un son bien à elle, d'une générosité et d'un lyrisme assez exceptionnels. Elle « électrifie » chaque note, en fait une forte voix humaine au point que le lyrisme se déploie partout, sauf peut-être là où on l'attend puisque, avec un tel investissement expressif de chaque note, le traditionnel climax paraît fatalement moins « investi ».
C'est ainsi que dans la célèbre Etude op. 42 n°5, le début, joué par d'autres de facon relativement discrète, est ici sous-tendu par cette « voix appuyée ». Quand le thème culminant vient enfin, Lydia Jardon en fait quelque ritournelle, certes sentimentale, mais sotto voce, dans un lyrisme en sourdine, comme issu du passé, souvenir poignant mais déjà étouffé. Les détachés ne sont peut-être pas toujours d'une clarté maximale, mais ce n'est pas le propos ici. Quand la pièce demande un contrepoint plus staccato, ce dernier devient étrangeté vocale errante, comme dans l'Opus 42 n°3. Il est heureux que la pianiste ait pu conserver un jeu aussi passionné et naturel, loin des habituelles domestications.

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